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flo par macaron pn

Crédit photo: Michel Daubrosse

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:31

 

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Crédit photo: Miles Aldridge

 

C'est un très joli nom de bateau frégate, une sculpture très connue

et puis, c'est aussi moi quelqu'un que je connais bien ...

 

Un enfermement


Alors que j'étais encore récemment en pleine bouderie réflexion, je suis tombée (merci la vie) sur cet article qui décrypte parfaitement le fonctionnement, les émotions et les conséquence de cet enfermement.

 

"On vous a heurté, on vous a blessé ou du  moins, vous avez cru l’être. Et votre amour-propre est à vif. Aussitôt vos traits se contractent, vous vous repliez sur vous-même et la muraille d’hostilité se ferme autour de vous.

Pour peu que vous soyez enclin à ce défaut, vous n’avez manqué de remarquer que la bouderie est une arme dangereuse dont un tranchant est tourné contre votre entourage et l’autre tranchant tourné contre vous. En boudant, vous vous retirez du milieu social ou familial, vous vous mettez délibérément en quarantaine.

Pour punir les autres d’un méfait souvent illusoire, vous vous punissez d’abord le premier. Dès que vous avez constaté un froissement et que vous sentez venir la vague de bouderie, ne cédez pas à ce sentiment, car il se fortifie à mesure qu’il est installé.

Faites taire d’office votre amour-propre irrité. Ne le laissez pas proférer une seule syllabe. En imposant d’emblée silence à l’amour-propre, vous coupez les ailes à la bouderie avant qu’elle ait pris essor. Mais si la bouderie est plus forte que vous et vous isole du monde, gardez-vous de l’alimenter par des pensées de dépit.

Prenez aussitôt un livre. Ou plongez-vous sans délai dans quelque travail mental. À peine votre esprit se sera-t-il détourné de l’objet de sa prévention, que molliront les fibres de la rancune. Et vous serez étonné du peu de consistance de vos griefs. Lorsque vous aurez fait cette constatation, n’hésitez pas. Allez aborder votre entourage et faites-lui la surprise d’un visage et ouvert. Les pires champs de glace fondront au contact de votre sourire."

 Source : Georges Barbarin, Le livre de chevet, 1984

Via le merveilleux site: "La petite douceur du coeur"

 

Parler pour en sortir


A la fin de ma lecture, j'ai eu une espèce de déclic, la volonté en tout cas d'arrêter ce mode de fonctionnement et de trouver une solution.

En ce qui me concerne, l'effort qui m'est demandé dans ce cas là est de réussir à partager, à dire ou à écrire. 

Le deuxième challenge étant d'arriver à verbaliser mes émotions d'une manière douce et juste.

 

 

Mais avec une parole juste


Je me suis alors souvenue des principes de la communication non violente et je suis partie à la recherche d'un article synthétique sur le sujet.

 

C'est à nouveau sur un site québécois que j'ai trouvé mon bonheur:


" Que ce soit au quotidien dans les rapports familiaux ou professionnels ou à plus large échelle dans des interactions politiques, économiques ou sociales, la violence naît de l'absence de bienveillance à l'égard de soi-même et des autres.

« TOUTE critique, tout jugement à l'égard d'autrui n'est que l'expression d'un besoin non satisfait.» Telle est la conviction de Marshall B. Rosenberg, psychologue américain fondateur de la «communication non violente» (CNV). La CNV est actuellement considérée comme une méthode qui a fait ses preuves dans le domaine de la résolution de conflits: bien comprise et appliquée selon quelques règles fort simples, elle offre les moyens de désamorcer rapidement le processus de la violence et permet à la personne «agressée» de se connecter réellement à son interlocuteur (agresseur).


Le langage «girafe» 

«Tu fais exprès de rentrer toujours aussi tard et de me faire attendre avec le souper», fulmine l'épouse excédée.
«Vous pourriez arrêter de me sonner toutes les dix minutes alors que vous savez très bien que je suis débordée», explose l'infirmière face au patient.
«Lui? De toute façon ce n'est qu'un malade mental», affirme cette jeune femme après une altercation avec son père.
Toutes ces phrases sont l'expression d'une relation biaisée à l'autre, basée à la fois sur des rapports de pouvoir et sur une insatisfaction latente. Marshall Rosenberg appelle ce type de rapports le «fonctionnement chacal», c'est-à-dire un fonctionnement fondé sur l'attente, le contrôle et la culpabilisation. «Je veux que tu fasses ce que j'attends de toi, sinon cela signifie que tu ne m'aimes pas» est un exemple-type de ce schéma de fonctionnement.
Au chacal, on peut par contre répondre en langage « girafe », cet animal symbolique ayant été choisi parce qu'il est le mammifère doté du cœur le plus gros. Le langage «girafe» est un langage de bienveillance, de non jugement et d'empathie par lequel on se met à l'écoute de ses besoins profonds et de ceux de son interlocuteur.


La démarche de la CNV
La démarche de la communication non violente se résume en quatre points:
j'observe un comportement concret qui affecte mon bien-être
je réagis à ce comportement par un sentiment
je cerne les désirs, besoins ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment
je demande à l'autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être.
Le premier point mérite quelques explications, car nous avons tendance à procéder à des évaluations plutôt qu'à des observations. A titre d'exemple, quelques phrases que l'on entend fréquemment:
Pierre écrit très mal
Jacques est un mauvais footballeur
Tu n'es jamais à l'heure
Chacune de ces affirmations comprend une évaluation. Voici ce qu'elles donneraient s'il s'agissait vraiment d'observations:
Je n'arrive pas à déchiffrer l'écriture de Pierre
En vingt matches, je n'ai pas vu Jacques marquer un seul but
Je dois souvent t'attendre lorsque je viens te chercher
Je réagis à ce comportement par un sentiment. Ici, il importe de ne pas se tromper sur ce qu'est un sentiment et de veiller à ne pas utiliser des mots qui sont en réalité des interprétations de ce que l'autre nous fait ou des jugements que l'on porte sur soi.
En disant «je dois souvent t'attendre lorsque je viens te chercher», je peux me sentir énervé, ennuyé, contrarié, chagriné, amer ou encore résigné, soit.
Mais si j'ai l'impression d'être déconsidéré, ignoré, méprisé ou négligé, je me livre à une interprétation de l'attitude de l'autre qui n'est peut-être en rien conforme à la réalité.
Je cerne les besoins, désirs ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment. Dans la situation évoquée ici, la personne aurait simplement besoin de ne pas perdre chaque jour son temps à attendre. Une fois ce besoin identifié, la demande sera facile à formuler: «Je souhaiterais que tu sois à l'heure lorsque je viens te chercher, parce que cela m'ennuie de perdre mon temps.»


Le pouvoir des mots
La Communication non violente est fondée sur l'idée que les rapports de pouvoir entre les êtres humains n’ont aucune raison d’être. Malheureusement, l’immense majorité des gens ont été éduqués conformément à un moule dans lequel tout était soumis à des rapports de pouvoir – celui-ci étant incarné par différentes autorités. Parents, école, église, armée, parti politique, monde professionnel : partout les rapports sont hiérarchisés et le fonctionnement des diverses institutions est calqué sur un schéma identique : ce que l’on fait est juste ou faux, bien ou mal, stupide ou intelligent, permis ou défendu.
«Nous vivons ainsi notre vie avec des schémas plein la tête; ceux-ci font de nous des marionnettes, des morts-vivants. Incapables d'écouter nos besoins profonds et ceux des personnes que nous sommes amenés à côtoyer, nous ne pouvons que cataloguer, critiquer, juger et nous enfermer nous-mêmes dans un monde de chacals», argumente Marshall Rosenberg.
Or comment peut-on dire qu'une action est juste ou fausse? La seule question pertinente à se poser est de savoir ce qui a motivé cette personne à choisir tel ou tel comportement dans une situation donnée. Les mots que l'on prononce peuvent ériger des murs entre les gens; ils peuvent aussi ouvrir des fenêtres et rendre la communication non seulement possible, mais enrichissante pour les deux parties.


Changer d'oreilles
Au cours des nombreux séminaires et cours qu'il organise dans le monde entier, Marshall Rosenberg illustre ses propos en utilisant des «oreilles de girafe» et des «oreilles de chacal» qu'il met sur sa tête au moment où il interprète l'une ou l'autre attitude. Les oreilles de girafe sont de grandes oreilles attentives et ouvertes, qui savent
déchiffrer un besoin au-delà des mots. Alors que le chacal n'entend que la critique et réplique du tac au tac, provoquant l'engrenage de la violence. Ainsi lorsque l'infirmière dit au patient «vous pourriez arrêter de me sonner toutes les dix minutes, alors que vous savez très bien que je suis débordée», le patient, au lieu de se sentir agressé et dévalorisé, peut entendre derrière cette remarque: «je suis épuisée, cela me peine de ne pouvoir répondre à votre demande, mais j'ai besoin d'un peu de répit».
Cette nouvelle manière d'écouter porte ses fruits, comme l'illustrent les différentes situations évoquées dans cet article.

L'inutile punition
Les principes de la CNV sont applicables à tout moment dans des situations quotidiennes pas forcément dramatiques, où ils peuvent contribuer à faciliter les relations humaines. Mais cette méthode porte également ses fruits dans de multiples domaines où l'on a parfois l'impression d'être dans l'impasse. Marshall Rosenberg intervient régulièrement en tant que «diplomate de la paix» dans des régions du globe où des populations s'entre-déchirent (Moyen-Orient, Europe de l'Est, Afrique) ou auprès de groupes de population dits «à problèmes», jeunes marginalisés, prisonniers ou encore pédophiles. Son rôle consiste alors à confronter les acteurs du conflit, par exemple l'assassin avec le conjoint ou le parent de la victime. L'objectif étant de permettre à l'un et à l'autre d'écouter et de parler «en girafe», de se connecter aux besoins de l'autre qui ne sont la plupart du temps que l'expression d'une souffrance et d'un désarroi profonds.
«On entend souvent dire qu'il ne sert à rien de punir, et on sait que c'est vrai.
Et pourtant, nos sociétés ne connaissent que ce mode de fonctionnement. Les prisons américaines (parmi d'autres) sont pleines à craquer, et nul ne sait que faire de ces détenus. Le bon ordre moral veut que le malfaiteur soit châtié: mais c'est totalement inutile», constate Rosenberg. 
Il en va de même pour l'école: plus la discipline est «de fer» et plus les insoumis sont «corrigés», plus les chances de voir les rapports de violence s'installer sont grandes. Conscients de cette réalité, plusieurs pays ont déjà ouvert des écoles entièrement fondées sur les principes de la CNV, en Israël, en Palestine, en Italie, en Serbie et aux Etats-Unis.

Ne pas confondre: empathie et syndrome du sauveteur
Dans la démarche de la communication non violente, un élément primordial entre en considération, à savoir l'empathie. Ce terme a été utilisé un peu à toutes les sauces depuis plus d'une décennie et a donné lieu à de fausses interprétations.
Première règle d'or: «Lorsqu'on cherche à se mettre dans le rôle du guérisseur, on bloque la guérison.» La véritable empathie consiste à se dégager de la responsabilité de la douleur de l'autre et de la responsabilité de devoir guérir la douleur de l'autre. Pour qu'il y ait une connexion empathique, toute pensée doit être absente, seul importe le moment présent.
«Ma formation de psychologue clinicien m'a desservi dans ce domaine, parce qu'on m'avait appris à analyser. Lorsque j'ai découvert la puissance de l'empathie, je travaillais dans un hôpital psychiatrique. J'ai alors simplement cessé de lire les dossiers des patients», relève Marshall Rosenberg.
Une attitude empathique n'implique nullement qu'il faille parler, questionner. Un regard sans crainte, sans reproche suffira, tandis qu'on focalisera son attention sur le cœur de la personne, uniquement. Le sentiment de bien-être qui s'installe chez celui qui reçoit de l'empathie lui permettra alors d'exprimer besoins et demandes."

 

Une question d'éthique
Dans son introduction au livre de Marshall Rosenberg (lire encadré), Charles Rojzman écrit ceci: «Aujourd'hui, face aux dangers qui nous menacent, une nouvelle éthique est nécessaire: l'éthique du souci de soi, des autres, de tous les êtres vivants qui demandent à être protégés et soignés. D'une éthique de la responsabilité, de la sollicitude et de la compassion. Il nous faut comprendre que les changements institutionnels, politiques, économiques, si nécessaires, ne seront possibles que dans la mesure où les êtres humains accéderont à l'autonomie et à la responsabilité.»
Faire connaître la CNV et l'appliquer à l'ensemble de nos relations, c'est faire un pas vers un mode de vie dont les critiques, jugements, étiquettes, les «toujours» et les «jamais» sont bannis. C'est choisir un art de vivre qui permet d'écouter les autres sans ennui, sans colère, mais avec bienveillance et plaisir. "

Source: Brigitte Longerich via le site Alchymed.com

 

Allez, va pour Florence la girafe ...

 


 

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Published by Florence - dans FOOD FOR THOUGHT
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commentaires

marlene 09/11/2011 20:26


moi aussi j aime ca faire la giraffe!! on va mieux quand on prend un peu de hauteur ou de recul?
j avais decouvert Thomas Gordon et j avais adore justement cette forme de communication non violente...mais ca demande des de-programmations incroyables de nous-meme sur nous-meme...quand je vois
le resultat sur mon moi-meme qui etais boudeuse, tete de cochon..bref tout le kit de la perfectionniste en mal d elle meme, ben franchement ca vaut le coup....j ai encore des sursauts d outre tombe
, je verifie mon etat de fatigue, j identifie comment je me sens et apres je verbalise a l autre comment son attitude m a touchee ou non sans accuser! ah c est tt un exercice mais une fois encore,
le resultat c est de la legerete priceless pr mon ti coeur. allez tous au zoo pour faire la giraffe entre autre! merci pr ce recap bisouxox


Florence 11/11/2011 00:33



Oui, je suis bien d'accord avec toi, Marlène, cela demande une véritable de programmation.


"Je vérifie mon état de fatigue" = excellent reflexe, je le note.



Thalie 07/11/2011 13:32


coucou Florence
Je connais bien cet enfermement que tu décris. La bouderie a été mon mode de communication; celui qui me permettait de dire "je vais pas bien, j'arrive pas à en parler mais en boudant, forcément,
vous allez vous en rendre compte"! J'ai gardé ce comportement d'enfant longtemps. Ce n'est que depuis 1 ou 2 ans que je mets une vraie conscience sur ma "tête de cochon", et que je m'en débarrasse
petit à petit. En apprenant à dire les choses, comme je le sens.
C'est chouette, tout de suite ça allège considérablement ((-; Je t'embrasse bien fort
B


Florence 07/11/2011 21:53



Ah oui, tu vois, j'avais oublié "la tête de cochon". C'est vrai qu'elle est tout au fond du placard maintenant :-)


Oui, cela allège, c'est exactement ça !


Plein de bisous pour toi 



Caroline 07/11/2011 13:02


Comme ton post me parle! Chez nous on est en plein dans le sujet. Mon mari est en parcours de certification CNV et je dois bien dire que ça remue toute la famille! Pas toujours facile à appliquer
et à gérer ce processus, tellement on est enfermé dans nos croyances et nos fonctionnements de toujours. Ca demande une vrai descente en soi, savoir déchiffrer notre enfant intérieur, l'accompagner
et le laisser à sa place pour vivre la situation ici et maintenant et parvenir à être bienveillant avec les autres et aussi avec soi-même. Vaste programme qui demande une vrai attention à soi et à
l'autre en laissant son égo et le "petit vélo qui l'accompagne de côté pour se relier à ses émotions et les accueillir sans les juger pour ensuite pouvoir les verbaliser.


Florence 07/11/2011 21:51



Merci pour ton commentaire Caroline qui résume bien le chemin à parcourir. 


C'est chouette d'évoluer en famille, je trouve, bravo à vous tous. 



mato sapa 07/11/2011 08:16


l'ours remercie la girafe :-))))) pour la richesse de tes articles et cette mise à nu qui autorise tes lecteurs à en faire autant
merci
je t'embrasse


Florence 07/11/2011 21:50



Trop fort :-) 


Plein de bisous pour toi aussi.



Prune 06/11/2011 23:21


Génial cet article, et particulièrement le passage sur la CNV ! Cette méthode de commnunication m'a toujours intéressée mais je ne m'étais encore jamais penchée là dessus. Du coup, je trouve cela
tellement génial que cela me donne envie de faire une formation en CNV ! Moi aussi, je veux faire la girafe ! ;-)) On a tellement d'occasions de conflits dans la vie de tous les jours, avec la
famille, le conjoint, au travail... alors avoir une méthode qui permet de parler et d'échanger autrement, voire même de dénouer lesdits conflits, c'est épatant !


Florence 07/11/2011 21:49



Nous allons tous avoir des têtes de girafes alors ? ^ ^


Vu le commentaire de Caroline, une formation peut être utile.